Le blog Armada d'AggloMAG

"Hisse et eau"

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mercredi 09 juillet 2008

Mise en bière

Plusieurs scènes-clĂ©s de "Mourir sur Seine", le polar de l'Armada, se dĂ©roulent au Libertalia, un troquet imaginĂ© en centre-ville par Michel Bussi, l'auteur. Le propriĂ©taire a reconstituĂ© l'ambiance exotique d'un bar pirate. Voici comment le dĂ©cor est plantĂ© dans le roman : " hamacs et filets suspendus, faux perroquets accrochĂ©s aux branches de palmiers en plastique, grandes tables en roue et billots pour s'asseoir... Tonneaux pour ceux qui voulaient rester debout, sabres aux murs, tĂŞtes de morts sur les Ă©tagères, galeries de mĂ©chants dans les cadres, de Marlon Brando en Fletcher Christian Ă  Jonnhy Depp en Jack Sparrow... et vraisemblablement une carte dĂ©clinant toutes sortes de rhums!"C'est dans ce rade que Maline rencontre Ramphastos, un vieux loup de mer limite pirate, historien Ă  ses heures, allergique Ă  l'eau potable : il s'enquille des litres de bière au Libertalia, son repère. Il profite de l'intĂ©rĂŞt que lui porte Maline pour se faire financer sa gueule de bois.

Haddock et Fisheye ont réussi à trouver un bar à Rouen... dont la déco rappelle plus ou moins celle du Libertalia. C'est le moment de délier la langue de Michel Bussi et de l'interroger sur sa passion du polar.

Bussi Michel, vous lisez quoi ?
Un peu de tout, à raison de deux livres par mois en moyenne, un peu plus pendant les vacances. J'aime les romans policiers à énigmes, comme ceux d'Agatha Christie. Je suis moins amateur d'auteurs comme Simenon. Je préfère un héros ordinaire pris dans une spirale d'événements extraordinaires qu'il ne maîtrise pas, comme dans les livres d'Harlan Coben. J'ai lu pas mal de polars de tueurs en série, où l'auteur en rajoute dans le monstrueux, le sanglant. Ces livres manquent souvent d'humour, sont très premier degré. Quant au genre psychologique, avec un commissaire dont on suit la vie comme dans les polars scandinaves, je trouve le rythme trop lent. Quand j'écris, je joue sur le rythme, l'énigme, les fausses pistes. C'est un jeu avec le lecteur.


(photo Fisheye)

L'école de l'humilité....

Je poursuis ma découverte de la photo de feu d'artifice. Décidément, je sais pourquoi je n'ai jamais été enthousiasmé par ce genre d'exercice....
Donc... malgré une séance de repérages du lieu de tir du feu d'artifice, j'ai été surpris de son axe de tir, et ai donc dû me déplacer "à l'arrache", alors que le spectacle avait déjà débuté...
Pas glop pas glop !!!! S'ensuit donc une séance au cadrage forcément très moyen...
Il faut aussi raccourcir un peu le temps de pose pour atténuer les nuages d'explosion résiduels 100 ISO, f5,6, 10 s au 19mm (avec un 17/55).
Pour la troisième séance - et j'espère la dernière -, se rapprocher encore plus du pont en étant légèrement désaxé par rapport à lui, essayer d'y inclure la silhouette d'un 3 mâts.... voili, voilou...

Arnaud Montier, directeur départemental de la Croix-Rouge


« Comme un virus que l’on attrape », l’envie de sauver les autres a subitement contaminĂ© Arnaud. C’était il y a plus de 20 ans. Secouriste pour la Croix-Rouge dès 1986, il donne de son temps libre afin d'aider autrui, son plaisir, que ce soit dans la rĂ©gion ou plus loin, comme Ă  Toulouse au moment de l’explosion de l’usine AZF ou encore Ă  Buenos Aires, sa plus lointaine destination. Il participe aussi – « bien sĂ»r ! » - Ă  chaque Armada, ou presque, depuis 1989, d’abord en tant que secouriste, adjoint et pour la première annĂ©e, en tant que directeur dĂ©partemental.

« C’est une organisation lourde, au niveau logistique et humain. Près de quatre-vingt dix volontaires se relaient chaque jour sur nos six postes implantĂ©s sur le site – plus un le soir Ă  cĂ´tĂ© de la scène de la RĂ©gion pendant les concerts. Ce sont tous des bĂ©nĂ©voles qui ont pour la plupart un travail en dehors de ces heures. Il faut alors rĂ©ussir Ă  concilier tous les emplois du temps », confie l’enseignant.


CouplĂ© avec le SAMU, le poste situĂ© entre l’Etoile et le Sorlandet est le seul Ă  ĂŞtre mĂ©dicalisĂ©. C’est ici que se dĂ©cide l’évacuation ou non d’un blessĂ© en milieu hospitalier. Les autres regroupent davantage ce que les secouristes appellent dans leur jargon la « bobologie ». Dans l’ensemble, beaucoup de traumatismes, quelques chutes – mĂŞme dans l’eau ! - mais aussi un arrĂŞt cardiaque Ă  signaler : « Une chance pour cette personne qui n’aurait sans doute pas Ă©tĂ© prise en charge aussi rapidement en dehors du site de l’Armada ! »

Il faut dire qu’entre la Croix-Rouge, le SAMU, les sapeurs-pompiers et le secours nautique, les visiteurs peuvent ĂŞtre rassurĂ©s. MĂŞme les marins prennent soin de leurs passagers : « Hier ce sont les matelots du Mir qui ont repĂŞchĂ© une personne tombĂ©e dans la Seine ! ». Un cas heureusement isolĂ©, mais tout de mĂŞme… Quant aux secouristes, ils peuvent compter sur un infirmier et une psy pour les choyer Ă  leur tour. Bref de quoi festoyer en toute sĂ©rĂ©nitĂ©. Pensez juste Ă  regarder oĂą vous mettez les pieds…

L'oeil de Fisheye : ce n'est pas un marin....

Comment nouer le marin...


©Fisheye

Des kilomètres de cordages à son arc, Gabriel Richir est un passionné de matelotage à l’ancienne et de noeuds marins. Aujourd'hui, de 14 h 30 à 16 h, il dévoile au public les secrets de cet art ancestral. Animations et démonstrations à partir de techniques traditionnelles utilisées sur les navires de commerce ou de guerre du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle. Une époque à laquelle les échanges commerciaux entre les continents et la suprématie militaire reposent essentiellement sur la marine à voile. Au cœur des quarante plus grands voiliers au monde, le décor est planté. Reste à se laisser embarquer dans la magie de son doigtée…

Autre décor, même ambiance… Au bord du Cailly cette fois. Le musée de la Corderie Vallois, planté sur les rives de la rivière, se met à l’heure maritime à l’occasion de l’Armada, et ce jusqu’en janvier 2009. Ambiance de port à la grande époque de la marine, reconstitution de navires et de leur intérieur, objets de collections, maquettes, tableaux de nœuds et objets d’art populaire marin… les matelots, gabiers et autres hommes d’équipage sont sur le pont de ce témoin bondevillais de l’histoire industrielle textile locale.
« L’appel du large : matelotage traditionnel et arts populaires marins », une exposition Ă  laquelle Gabriel Richir ne pouvait pas Ă©chapper. L'exposition s’appuie d’ailleurs sur l’ensemble de son travail. Jeudi 10 juillet, mais aussi dimanche 17 aoĂ»t, il y propose Ă©galement une sĂ©rie de dĂ©monstrations de nĹ“uds marins. Une ambiance d’Armada qui devrait, mĂŞme après l'heure, rappeler de bons souvenirs aux promeneurs des quais et peut-ĂŞtre alors nouer les cĹ“urs d’un brin de nostalgie…

"L'appel du large : matelotage traditionnel et arts populaires marins "
Musée de la Corderie Vallois, 185 route de Dieppe, Notre-Dame-de-Bondeville. Ouvert tous les jours de 13 h 30 à 18 h. Rens. 02 35 74 35 35 ou www.musees-haute-normandie.fr
Démonstrations aujourd'hui de 14 h 30 à 16 h sur le stand du Département de Seine-Maritime, à quelques pas de la Bulle d'Agglo.