Le blog Armada d'AggloMAG

"Hisse et eau"

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jeudi 10 juillet 2008

L'oeil de Fisheye : mais si y'a du soleil !

allez, je vais être sympa, je vous offre les 3 minutes de lumière que j'ai eu ce matin, à 06 h 34 pour être précis.
pour être tout a fait franc, il y a eu presque 15 mns de bonne lumière avant, mais à 05 h 30, j'étais encore sur mon vélo...

Des chiffres !

Les sites de la Communauté de l'agglomération rouennaise cartonnent sur l'Armada. Vous voulez des chiffres? En voici.

  • 50 000 : nombre de gobelets servis au bar à eau de la Bulle d'Agglo.
  • 600 : nombre de litres de sirop consommés. La rhubarbe est épuisée, mais il reste kiwi, citron vert, cerise, grenadine, pomme verte, mangue, menthe et pêche.
  • 25 000 : nombre de cartes postales distribuées.
  • 2 500 : nombre d'enfants passés sur le petit parcours d'accrobranches (plus de 1 000 personnes sur le parcours adultes).
  • Et des centaines de petits mots suspendus sur l'arbre à souhaits de la Bulle d'Agglo, des centaines de pique-niques improvisés sur les sièges (ce n'était pas prévu pour, mais pourquoi pas?)...

Ils courent, ils courent

Sale temps pour le traditionnel grand footing de l'Armada ce jeudi matin. Ce n'est pas un bon grain qui va refroidir un vrai marin. Ils étaient tout de même près de 900 à s'élancer sur les quais, marins et autochtones heureux de grossir ce cortège multiculturel. Fisheye était là.

Jour J

Ça fait déjà une semaine que Fisheye et Haddock promènent l'auteur de "Mourir sur Seine" sur les lieux rouennais de son polar de l'Armada. Mais ce jeudi 10 juillet est un jour très spécial pour l'écrivain et son roman : c'est le jour du premier meurtre de marin. Après quelques chapitres préliminaires permettant à l'auteur de planter le décor - des chapitres néanmoins très importants pour l'intrigue et la clé de l'énigme -, ce crime lance l'action.
Haddock ressort sa vieille plume de journaliste pour vous proposer l'article qu'un journal local aurait publié le lendemain du drame.
Ça donnerait à peu près ça : "L'Armada endeuillée. Le corps sans vie d'un marin mexicain a été découvert hier jeudi matin sur les quais, au pied du Cuauhtémoc. C'est un peintre amateur venu profiter des quais déserts au petit jour qui a fait la macabre découverte, vers 5 h 45. Le marin, Carlos Jésus Aquileras Mungaray, aurait été poignardé en plein coeur. Les policiers de Rouen, dirigés par le commissaire Paturel, ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances et les causes du drame. Les thèses de l'accident et du suicide auraient été rapidement écartées par les enquêteurs. Ils tentent de reconstituer l'emploi du temps de la victime depuis l'arrivée du fameux navire mexicain. Carlos Mungaray auraient passé la fin de soirée à la cantina. Il aurait été aperçu dansant en compagnie de plusieurs jeunes femmes. Crime passionnel, altercation ayant mal tourné, affaire liée aux stupéfiants... Le mystère reste pour l'instant entier."

(Photo Fisheye)

Salsa des démons

Il paraît que les Italiens de l'Amerigo et les Mexicains du Cuauhtémoc se tirent la bourre : quel navire aura fait chavirer le plus de coeurs de jeunes Normandes à la fin de l'Armada. Ni outrés par ce défi de marins, ni impatients de savoir qui va l'emporter, Fisheye et Haddock ont décidé de mener l'enquête. Pourfendant la masse de jeunes femmes faisant la queue au pied du Cuauhtémoc, insensibles à la testostérone dégoulinant du pont supérieur du navire, nos duettistes ont réussi à s'introduire au coeur de la fiesta. Ils vous rapportent des photos et quelques lignes pour décrypter la savante technique de drague des Mexicains. Le premier sens sollicité est l'ouïe. La sono du navire crache de la musique latine, attirant les visiteuses. Les marins postés sur le quai, au pied des échelles, filtrent les candidat(e)s à la visite. La fiesta agitant le pont supérieur est là, à quelques mètres. Sur ce fameux pont, officiers en costume-cravate et hommes d'équipage en pull rayé, tous tirés à quatre épingles, se déhanchent sur le même rythme : ce n'est pas une question de rang, c'est une question de sang. Des jeunes femmes sont déjà dans le rythme, la danse et l'excitation rosissant leurs joues. La musique est forte, les langues pas forcément compatibles : Françaises et Mexicains se parlent peu. On communique par l'oeil, le sourire, le corps. Autour des danseurs, les femmes du public sont partagées entre l'envie évidente de se lâcher, et une retenue compréhensible. Les Mexicains connaissent parfaitement cette hésitation... et la parade. Ils poursuivent leur tactique collective : régulièrement des rabatteurs sortent du cercle pour aller chercher par la main des demoiselles dans le public. Rares sont les refus. Plus nombreuses sont les déceptions : les beaux marins ne prennent dans leurs filets que des femmes à leur goût. Cruelle scène que cette "bonne copine" qui voit avec envie et tristesse son amie, élue elle, partir danser. C'est à partir de ce moment, quand la proie est au centre du cercle des prédateurs, que le Mexicain devient enfin chasseur solitaire. Ça se terminera par une paire de bises, voire plus, beaucoup plus, si affinités...



(Photos Fisheye)