Le blog Armada d'AggloMAG

"Hisse et eau"

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samedi 12 juillet 2008

Male/female

Le premier rĂ´le de "Mourir sur Seine", le polar de l'Armada, aurait dĂ» ĂŞtre tenu par un homme. Eh oui, Maline Abruzze, la journaliste du SeinoMarin, n'est arrivĂ©e qu'un mois avant la phase d'Ă©criture du roman. Michel Bussi, l'auteur, Ă©tait parti pour lancer un journaliste masculin sur les traces du tueur de marins. "Tout Ă©tait structurĂ© lĂ -dessus. Il avait une liaison avec la chargĂ©e de com' de l'Armada, qui du coup Ă©tait une femme. Et juste avant d'Ă©crire, lors d'un colloque au QuĂ©bec, j'ai eu une rĂ©vĂ©lation : mon journaliste devait ĂŞtre une femme, pas un homme. Alors j'ai tout inversĂ©. Il a fallu repenser certaines parties de l'intrigue en fonction de ce nouveau paramètre, mais la trame du roman restait la mĂŞme." S'est-il inspirĂ© d'une journaliste rouennaise pour crĂ©er Maline, une jeune femme dĂ©complexĂ©e, indĂ©pendante, au passĂ© douloureux? "Non, non. Je l'ai entièrement créée. Je voulais une jeune femme moderne. L'idĂ©e est d'en faire une hĂ©roĂŻne rĂ©currente : Maline va revenir." En dotant son hĂ©roĂŻne d'un passĂ© difficile marquĂ© par la disparition de l'ĂŞtre aimĂ©, Michel Bussi s'ouvre des possibilitĂ©s scĂ©naristiques intĂ©ressantes. Malin, Maline!


(Photo Fisheye)

Bullons un peu...


Au pays de la bulle d'Agglo, on y trouve des gens qui bullent un verre d'eau à la main... Sans bulle celui-ci. L'eau servie au bar à eau est en effet tirée du robinet. L'occasion de se réhydrater gratuitement avant de replonger dans le bain de foule sur les quais, mais aussi de goûter à l'eau de la Communauté de l'agglomération rouennaise. Vite, vite, passez commande !


Nature si vous le dĂ©sirez... ou avec un fond de sirop histoire de colorer l'ensemble, les barmen de l'Agglo vous proposent des goĂ»ts plus originaux les uns que les autres. Traditionnelles grenadine ou menthe, ou bien mangue, cassis, framboise, citron vert ou kiwi... Laissez parler vos palais !


Une initiative qui ravit en tout cas les visiteurs. "Tous ces sirops, ça me rappelle mon enfance !", confie une mère de famille, un verre de grenadine Ă  la main. " Je trouve ça bien aussi pour mes enfants. Cela leur fait dĂ©couvrir d'autres boissons que les cĂ©lèbres pĂ©tillantes ! C'est bon et bien plus sain !"
Et prĂ©cision qui a son importance : les gobelets utilisĂ©s ne sont pas en plastique mais bien faits Ă  partir d'amidon de maĂŻs et donc 100 % biodĂ©gradables. Pas de culpabilitĂ© donc Ă  passer une deuxième tournĂ©e !


Pendant que les parents dégustent, les enfants s'instruisent... Si, si. Accompagnés par les animateurs de l'Agglo, ils découvrent en effet un parcours ludique. un petit tour des compétences de la Communauté, mais surtout un moment d'échange et de découvertes plaisant.


Voir les animaux et Ă©couter les bruits de la forĂŞt, c'est possible au coeur de l'Armada ! La preuve par l'image.



Le parcours de l'eau, les déchets, la forêt, les transports... Ils trouvent réponse à leurs questions grâce aux boutons qui s'allument ou en suivant les animateurs. Le parcours fini, à leur tour, ils peuvent faire des bulles...


Une bulle ouverte jusque lundi midi. Vous aussi, venez buller un peu !

Patrice L'Hour, commandant la goélette Etoile


Après quinze ans passés sur des voiliers dont huit sur l'Etoile, le lieutenant de vaisseau Patrice L'Hour ne peut cacher sa passion de la voile. Ce Breton, né sur l'île de Callot, Finistère, a commencé sa carrière comme marin pêcheur avant de rejoindre la Marine nationale.
Aujourd'hui pacha de l'Etoile, il forme ses élèves avec "cet outil pédagogique extraordinaire" qu'est pour lui cette goélette construite à Fécamp. S'il ne conteste pas l'utilité des nouveaux outils qui permettent la navigation électronique, il enseigne les fondamentaux traditionnels qui, "eux, ne tombent jamais en panne". La vie à bord, parfois jusqu'à 34 équipiers, c'est aussi l'apprentissage du sens marin, de l'esprit d'équipe. Des points sur lesquels Patrice L'Hour insiste particulièrement.
Pour l'instant, avec son équipage, il s'attache à accueillir les quelque 4.000 visiteurs qui chaque jour se presse pour fouler le pont du bâtiment école de la Royale.

Des souhaits, des souhaits, des souhaits...

Dans la Bulle d'Agglo, si l'eau (avec les sirops) a la vedette, il y a aussi un petit arbre qui se charge chaque jour un peu plus de petits papiers. Griffonnés parfois à la va-vite, agrémentés de dessin, les souhaits sont divers, étonnants, particuliers. On trouve même une demande de fiançailles. Et, bonheur de l'arbre à souhaits de l'Agglo, la réponse est oui !







Dans le ventre de l'Amerigo Vespucci...


101 mètres de long, 15,60 mètres de large, 2600 mètres carrĂ© de voiles, 20 km de cordages, 4100 tonnes au total… voilĂ  des mensurations qui font de l’Amerigo Vespucci l’un des voiliers les plus massifs au monde. Un trois-mâts italien qui culmine Ă  54 mètres au-dessus du niveau de la mer et pointe en tĂŞte des coups de cĹ“ur des Armadiens et Armadiennes. Preuve en est, les quelques dizaines, voire centaines, de personnes qui attendent patiemment en file indienne devant le bateau – l’Amerigo Vespucci accueille en moyenne mille personnes par heure ! - tout cela pour frĂ´ler du bout des pieds la vie intrigante de ces officiers. Un petit tour de pont – certes majestueux - un peu frustrant tout de mĂŞme. Ariel et Fisheye ont donc dĂ©cidĂ© de vous embarquer au cĹ“ur du mastodonte des mers. Rencontre avec le capitaine des lieux.


Maurizio Bonora, 48 ans, un faux air de Sean Connery, et surtout un charisme qui en impose. Il faut dire que le CV du Monsieur a Ă©galement de quoi impressionner. Parmi les titres et les diplĂ´mes, quelques dĂ©corations : chevalier de l’ordre du mĂ©rite de la RĂ©publique italienne, croix d’or de l’anciennetĂ© de service, croix mĂ©morative OTAN de l’opĂ©ration Allied Force… et la liste n’est qu’exhaustive.
Derrière l’uniforme, l’homme ne cache pourtant pas son émotion devant tant de considération française pour les voiliers et en particulier pour le sien. « J’ai été très surpris par l’amitié porté à l’Amerigo Vespucci. C’est un peu le chouchou ici, il paraît… c’est une vraie fierté », confie-t-il, en effet, dans un français presque parfait. Capitaine du vaisseau depuis octobre dernier seulement, il vit sa première Armada - contrairement au bateau présent quant à lui pour la troisième année sur les quais de Rouen -, mais aussi sa dernière à bord de l’Amerigo Vespucci qui change en effet de commandant chaque année.


Un rĂ´le prestigieux qu’il prend donc très Ă  cĹ“ur : « Plus que capitaine, je me sens presque directeur d’un musĂ©e ». Car, sur le bateau d’école de la marine italienne construit en 1931 sur le modèle des voiliers de la fin du 18ème siècle, tout – ou presque – est d’époque. MĂŞme les techniques de travail ! « Tout est fait Ă  la main », poursuit en effet le commandant Bonora. « Pas moins de huit personnes sont ainsi nĂ©cessaires pour manier la barre Ă  roues et une quinzaine pour tourner un cabestan. » Un bon entraĂ®nement pour la centaine d'Ă©lèves qui ont embarquĂ© Ă  Rouen d'ailleurs, au terme de leur première annĂ©e Ă  l'AcadĂ©mie navale de Livorno, pour trois mois d'enseignement maritime avant la reprise en septembre.


« Après Rouen, direction le Danemark, puis la Hollande, l'Espagne, Toulon et enfin l'Italie. Plus que de prendre la mer, nous leur enseignons la culture maritime, les Ă©changes avec les marins Ă©trangers sont primordiales et l'Armada est extraordinaire pour cela ! », se rĂ©jouit le marin d'expĂ©rience qui devrait d'ailleurs, au terme de son commandement sur ce magnifique morceau d'Histoire maritime, se reconvertir en Ă©tat major de la DĂ©fense en Italie. Rien que ça. Une fonction Ă  terre qui le rapprochera peut-ĂŞtre un peu plus de sa femme et de ses deux enfants...

Retrouvez la suite des images de Fisheye au coeur de l'Amerigo Vespucci dans une prochaine galerie.