Le blog Armada d'AggloMAG

"Hisse et eau"

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dimanche 13 juillet 2008

L'accent du Sud

Ils sont deux couples, de Montpellier et de Béziers. Des amateurs du camping-car. Le rendez-vous était fixé à Rouen pour l'Armada. les premiers sont "montés" par l'Ouest, les seconds par l'Est. Pour les uns c'est la première Armada, pour les autres la troisième. Les vieux gréments les attirent tout comme la possibilité de monter à bord des navires. "Nous y allons tôt le matin, il ya moins de monde. Et puis ce n'est pas désagréable de prendre le petit déjeuner là-bas."
Ils ne passent que quelques jours à Rouen. Ils ont prévu d'admirer la Grande Parade depuis la rive, pas loin du pont de Brotonne. "On nous a dit qu'il y avait une aire d'accueil pour les camping-cars à proximité".
Après, chacun reprendra sa route.

Marie, campeuse


Marie voyage avec sa fille. Toutes deux arrivent d'Alsace après un "petit" dĂ©tour par Tours. C'est par hasard qu'elles ont atterri au camping de Saint-LĂ©ger-du-Bourg-Denis. Une chance, une place venait de se libĂ©rer et ici, il n'y a pas de rĂ©servation. De toute façon, Marie et sa fille passent leurs vacances comme cela : "On dĂ©cide au dernier moment et on se dĂ©brouille. Parfois le camping, parfois un hĂ´tel pas cher, parfois mĂŞme on dort dans la voiture." MĂŞme la chienne Tosca, un petit bichon de cinq ans, qui les accompagne toujours semble s'accomoder de ce mode de vie.
Pour se rendre sur le site de l'Armada, Marie et sa fille vont utiliser les transports en commun. Elles ont déjà repéré un plan à l'accueil du camping. Ensuite, elles reprendont la route, toujours avec Tosca dans son sac rouge.

samedi 12 juillet 2008

Patrice L'Hour, commandant la goélette Etoile


Après quinze ans passés sur des voiliers dont huit sur l'Etoile, le lieutenant de vaisseau Patrice L'Hour ne peut cacher sa passion de la voile. Ce Breton, né sur l'île de Callot, Finistère, a commencé sa carrière comme marin pêcheur avant de rejoindre la Marine nationale.
Aujourd'hui pacha de l'Etoile, il forme ses élèves avec "cet outil pédagogique extraordinaire" qu'est pour lui cette goélette construite à Fécamp. S'il ne conteste pas l'utilité des nouveaux outils qui permettent la navigation électronique, il enseigne les fondamentaux traditionnels qui, "eux, ne tombent jamais en panne". La vie à bord, parfois jusqu'à 34 équipiers, c'est aussi l'apprentissage du sens marin, de l'esprit d'équipe. Des points sur lesquels Patrice L'Hour insiste particulièrement.
Pour l'instant, avec son équipage, il s'attache à accueillir les quelque 4.000 visiteurs qui chaque jour se presse pour fouler le pont du bâtiment école de la Royale.

Dans le ventre de l'Amerigo Vespucci...


101 mètres de long, 15,60 mètres de large, 2600 mètres carrĂ© de voiles, 20 km de cordages, 4100 tonnes au total… voilĂ  des mensurations qui font de l’Amerigo Vespucci l’un des voiliers les plus massifs au monde. Un trois-mâts italien qui culmine Ă  54 mètres au-dessus du niveau de la mer et pointe en tĂŞte des coups de cĹ“ur des Armadiens et Armadiennes. Preuve en est, les quelques dizaines, voire centaines, de personnes qui attendent patiemment en file indienne devant le bateau – l’Amerigo Vespucci accueille en moyenne mille personnes par heure ! - tout cela pour frĂ´ler du bout des pieds la vie intrigante de ces officiers. Un petit tour de pont – certes majestueux - un peu frustrant tout de mĂŞme. Ariel et Fisheye ont donc dĂ©cidĂ© de vous embarquer au cĹ“ur du mastodonte des mers. Rencontre avec le capitaine des lieux.


Maurizio Bonora, 48 ans, un faux air de Sean Connery, et surtout un charisme qui en impose. Il faut dire que le CV du Monsieur a Ă©galement de quoi impressionner. Parmi les titres et les diplĂ´mes, quelques dĂ©corations : chevalier de l’ordre du mĂ©rite de la RĂ©publique italienne, croix d’or de l’anciennetĂ© de service, croix mĂ©morative OTAN de l’opĂ©ration Allied Force… et la liste n’est qu’exhaustive.
Derrière l’uniforme, l’homme ne cache pourtant pas son émotion devant tant de considération française pour les voiliers et en particulier pour le sien. « J’ai été très surpris par l’amitié porté à l’Amerigo Vespucci. C’est un peu le chouchou ici, il paraît… c’est une vraie fierté », confie-t-il, en effet, dans un français presque parfait. Capitaine du vaisseau depuis octobre dernier seulement, il vit sa première Armada - contrairement au bateau présent quant à lui pour la troisième année sur les quais de Rouen -, mais aussi sa dernière à bord de l’Amerigo Vespucci qui change en effet de commandant chaque année.


Un rĂ´le prestigieux qu’il prend donc très Ă  cĹ“ur : « Plus que capitaine, je me sens presque directeur d’un musĂ©e ». Car, sur le bateau d’école de la marine italienne construit en 1931 sur le modèle des voiliers de la fin du 18ème siècle, tout – ou presque – est d’époque. MĂŞme les techniques de travail ! « Tout est fait Ă  la main », poursuit en effet le commandant Bonora. « Pas moins de huit personnes sont ainsi nĂ©cessaires pour manier la barre Ă  roues et une quinzaine pour tourner un cabestan. » Un bon entraĂ®nement pour la centaine d'Ă©lèves qui ont embarquĂ© Ă  Rouen d'ailleurs, au terme de leur première annĂ©e Ă  l'AcadĂ©mie navale de Livorno, pour trois mois d'enseignement maritime avant la reprise en septembre.


« Après Rouen, direction le Danemark, puis la Hollande, l'Espagne, Toulon et enfin l'Italie. Plus que de prendre la mer, nous leur enseignons la culture maritime, les Ă©changes avec les marins Ă©trangers sont primordiales et l'Armada est extraordinaire pour cela ! », se rĂ©jouit le marin d'expĂ©rience qui devrait d'ailleurs, au terme de son commandement sur ce magnifique morceau d'Histoire maritime, se reconvertir en Ă©tat major de la DĂ©fense en Italie. Rien que ça. Une fonction Ă  terre qui le rapprochera peut-ĂŞtre un peu plus de sa femme et de ses deux enfants...

Retrouvez la suite des images de Fisheye au coeur de l'Amerigo Vespucci dans une prochaine galerie.

mercredi 09 juillet 2008

Arnaud Montier, directeur départemental de la Croix-Rouge


« Comme un virus que l’on attrape », l’envie de sauver les autres a subitement contaminĂ© Arnaud. C’était il y a plus de 20 ans. Secouriste pour la Croix-Rouge dès 1986, il donne de son temps libre afin d'aider autrui, son plaisir, que ce soit dans la rĂ©gion ou plus loin, comme Ă  Toulouse au moment de l’explosion de l’usine AZF ou encore Ă  Buenos Aires, sa plus lointaine destination. Il participe aussi – « bien sĂ»r ! » - Ă  chaque Armada, ou presque, depuis 1989, d’abord en tant que secouriste, adjoint et pour la première annĂ©e, en tant que directeur dĂ©partemental.

« C’est une organisation lourde, au niveau logistique et humain. Près de quatre-vingt dix volontaires se relaient chaque jour sur nos six postes implantĂ©s sur le site – plus un le soir Ă  cĂ´tĂ© de la scène de la RĂ©gion pendant les concerts. Ce sont tous des bĂ©nĂ©voles qui ont pour la plupart un travail en dehors de ces heures. Il faut alors rĂ©ussir Ă  concilier tous les emplois du temps », confie l’enseignant.


CouplĂ© avec le SAMU, le poste situĂ© entre l’Etoile et le Sorlandet est le seul Ă  ĂŞtre mĂ©dicalisĂ©. C’est ici que se dĂ©cide l’évacuation ou non d’un blessĂ© en milieu hospitalier. Les autres regroupent davantage ce que les secouristes appellent dans leur jargon la « bobologie ». Dans l’ensemble, beaucoup de traumatismes, quelques chutes – mĂŞme dans l’eau ! - mais aussi un arrĂŞt cardiaque Ă  signaler : « Une chance pour cette personne qui n’aurait sans doute pas Ă©tĂ© prise en charge aussi rapidement en dehors du site de l’Armada ! »

Il faut dire qu’entre la Croix-Rouge, le SAMU, les sapeurs-pompiers et le secours nautique, les visiteurs peuvent ĂŞtre rassurĂ©s. MĂŞme les marins prennent soin de leurs passagers : « Hier ce sont les matelots du Mir qui ont repĂŞchĂ© une personne tombĂ©e dans la Seine ! ». Un cas heureusement isolĂ©, mais tout de mĂŞme… Quant aux secouristes, ils peuvent compter sur un infirmier et une psy pour les choyer Ă  leur tour. Bref de quoi festoyer en toute sĂ©rĂ©nitĂ©. Pensez juste Ă  regarder oĂą vous mettez les pieds…