mercredi 09 juillet 2008
Arnaud Montier, directeur départemental de la Croix-Rouge
Par mercredi 09 juillet 2008 à 16:20 :: Ils font l'Armada

« Comme un virus que l’on attrape », l’envie de sauver les autres a subitement contaminé Arnaud. C’était il y a plus de 20 ans. Secouriste pour la Croix-Rouge dès 1986, il donne de son temps libre afin d'aider autrui, son plaisir, que ce soit dans la région ou plus loin, comme à Toulouse au moment de l’explosion de l’usine AZF ou encore à Buenos Aires, sa plus lointaine destination. Il participe aussi – « bien sûr ! » - à chaque Armada, ou presque, depuis 1989, d’abord en tant que secouriste, adjoint et pour la première année, en tant que directeur départemental.
« C’est une organisation lourde, au niveau logistique et humain. Près de quatre-vingt dix volontaires se relaient chaque jour sur nos six postes implantés sur le site – plus un le soir à côté de la scène de la Région pendant les concerts. Ce sont tous des bénévoles qui ont pour la plupart un travail en dehors de ces heures. Il faut alors réussir à concilier tous les emplois du temps », confie l’enseignant.

Couplé avec le SAMU, le poste situé entre l’Etoile et le Sorlandet est le seul à être médicalisé. C’est ici que se décide l’évacuation ou non d’un blessé en milieu hospitalier. Les autres regroupent davantage ce que les secouristes appellent dans leur jargon la « bobologie ». Dans l’ensemble, beaucoup de traumatismes, quelques chutes – même dans l’eau ! - mais aussi un arrêt cardiaque à signaler : « Une chance pour cette personne qui n’aurait sans doute pas été prise en charge aussi rapidement en dehors du site de l’Armada ! »
Il faut dire qu’entre la Croix-Rouge, le SAMU, les sapeurs-pompiers et le secours nautique, les visiteurs peuvent être rassurés. Même les marins prennent soin de leurs passagers : « Hier ce sont les matelots du Mir qui ont repêché une personne tombée dans la Seine ! ». Un cas heureusement isolé, mais tout de même… Quant aux secouristes, ils peuvent compter sur un infirmier et une psy pour les choyer à leur tour. Bref de quoi festoyer en toute sérénité. Pensez juste à regarder où vous mettez les pieds…