Le blog Armada d'AggloMAG

"Hisse et eau"

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lundi 14 juillet 2008

Vue sur les berges

Les berges de la Seine sont prises d'assaut aujourd'hui. Chacun cherche la meilleure place, le meilleur angle de vue, à l'ombre mais pas trop... afin de tenir dans les meilleures conditions près de quatre heures. De 9 h 30 à 14 h à Rouen, chaque commune en bordure de la Seine connaît ensuite avec précision les horaires de passage des voiliers devant ses terres et se tient prête à recevoir la foule.
Afin d'aider les spectateurs à passer une journée agréable, chacune a même prévu des animations variées. Concerts, buvette, parking pour la plupart... A Val-de-la-Haye, c'est un défilé de costumes marins et napoléniens, en souvenir du passage de la dépouille de l'empereur dans la commune, qui vient surprendre les visiteurs plantés sur les berges.
Bien sĂ»r, chacune attend Ă©galement avec impatience l'arrivĂ©e du bateau qu'elle a parrainĂ© tout au long de cette Armada. Un au revoir peut-ĂŞtre plus Ă©mouvant... en attendant la prochaine Ă©dition !

vendredi 11 juillet 2008

Le chant du marin...

Chants à hisser, à virer, à ramer, mais aussi chants à danser… L’union commerciale d’Isneauville vous invite à découvrir un petit panel de chants marins dans la soirée du samedi 12 juillet à la salle des fêtes de la commune.

Devenu une vĂ©ritable tradition maritime, une marque de reconnaissance pour les Ă©quipages mĂŞme, le chant marin a, au temps de la marine Ă  voile, une fonction essentielle dans le travail des marins. Sa mission principale : faciliter le travail d’équipe en synchronisant les actions. Une structure simple, une mĂ©lodie facile Ă  retenir rythmĂ©e selon l’effort Ă  fournir et des paroles qui font clairement rĂ©fĂ©rence au milieu professionnel des matelots. Des chansons entonnĂ©es, par des voix souvent graves, qui impressionnent... Un aperçu demain soir.

mercredi 09 juillet 2008

Comment nouer le marin...


©Fisheye

Des kilomètres de cordages à son arc, Gabriel Richir est un passionné de matelotage à l’ancienne et de noeuds marins. Aujourd'hui, de 14 h 30 à 16 h, il dévoile au public les secrets de cet art ancestral. Animations et démonstrations à partir de techniques traditionnelles utilisées sur les navires de commerce ou de guerre du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle. Une époque à laquelle les échanges commerciaux entre les continents et la suprématie militaire reposent essentiellement sur la marine à voile. Au cœur des quarante plus grands voiliers au monde, le décor est planté. Reste à se laisser embarquer dans la magie de son doigtée…

Autre décor, même ambiance… Au bord du Cailly cette fois. Le musée de la Corderie Vallois, planté sur les rives de la rivière, se met à l’heure maritime à l’occasion de l’Armada, et ce jusqu’en janvier 2009. Ambiance de port à la grande époque de la marine, reconstitution de navires et de leur intérieur, objets de collections, maquettes, tableaux de nœuds et objets d’art populaire marin… les matelots, gabiers et autres hommes d’équipage sont sur le pont de ce témoin bondevillais de l’histoire industrielle textile locale.
« L’appel du large : matelotage traditionnel et arts populaires marins », une exposition Ă  laquelle Gabriel Richir ne pouvait pas Ă©chapper. L'exposition s’appuie d’ailleurs sur l’ensemble de son travail. Jeudi 10 juillet, mais aussi dimanche 17 aoĂ»t, il y propose Ă©galement une sĂ©rie de dĂ©monstrations de nĹ“uds marins. Une ambiance d’Armada qui devrait, mĂŞme après l'heure, rappeler de bons souvenirs aux promeneurs des quais et peut-ĂŞtre alors nouer les cĹ“urs d’un brin de nostalgie…

"L'appel du large : matelotage traditionnel et arts populaires marins "
Musée de la Corderie Vallois, 185 route de Dieppe, Notre-Dame-de-Bondeville. Ouvert tous les jours de 13 h 30 à 18 h. Rens. 02 35 74 35 35 ou www.musees-haute-normandie.fr
Démonstrations aujourd'hui de 14 h 30 à 16 h sur le stand du Département de Seine-Maritime, à quelques pas de la Bulle d'Agglo.

mardi 08 juillet 2008

Charles Frechon au musée des Beaux Arts de Rouen

« La Seine, grande inspiratrice des impressionnistes, est presque absente de son Ĺ“uvre. » La photo qui accompagne ce billet explique le « presque ».

Reste que Charles Frechon, figure marquante de la vie artistique rouennaise de la fin du XIXe siècle, a pris une place non nĂ©gligeable dans l’école de Rouen et la grande aventure de l’impressionnisme. Son rĂ©pertoire est diffĂ©rent, avec des vues de Rouen et de ses environs, des paysages de la campagne normande… Laurent SalomĂ©, directeur des MusĂ©es de Rouen dit notamment de lui dans le catalogue de l’exposition : « Frechon est un personnage paradoxal : il Ă©veille des soupçons de facilitĂ© et de sĂ©duction tout en affirmant, si l’on y regarde de plus près, une vĂ©ritable radicalitĂ© ; peintre de plein air casanier, il travaille dehors mais pas trop loin de la maison ; peintre de la nature, captant au plus près ses moindres sensations, il dĂ©veloppe une palette improbable, transposant le cher motif dans des tons qui sont parmi les plus artificiels de son Ă©poque. » Un peintre Ă  (re)dĂ©couvrir entre deux quais. Il n’y a pas que la Seine dans la vie !

Musée des Beaux Arts de Rouen, jusqu’au 21 septembre, tous les jours de 10h à 18h, fermé les mardis et les jours fériés

A la manière des corsaires


Vous voulez Ă©couter des histoires de corsaires ? Rendez-vous ce soir Ă  20 h 30 Ă  l’espace Guillaume-le-ConquĂ©rant de Bois-Guillaume. Jean-Jacques Salein vous plonge dans la vie de ses ancĂŞtres, et peut-ĂŞtre mĂŞme des vĂ´tres qui sait…

Ce n’est en effet que depuis quatre ans que le Bois-Guillaumais se connaît des ancêtres dans le monde des marins et des corsaires. Parmi eux, son aïeul direct était ainsi maître canonnier à bord du lougre Le Dragon, quatre générations plus tôt. Une découverte qui le pousse à en savoir plus. Aujourd’hui, la bibliothèque bien remplie, il met d'ailleurs à disposition de tous sur la Toile une base de données recensant plus de 5000 capitaines corsaires ainsi que leurs bateaux et armateurs.

Mais il profite aussi de l’Armada pour Ă©clairer les visiteurs sur le rĂ´le de ces hommes de mer. « Ni pirates, ni aventuriers, ni bandits, ces gens du littoral, confrontĂ©s Ă  une guerre quasi permanente avec l’Angleterre, capturaient les navires marchands ennemis pour lutter » explique le passionnĂ©. Une Ă©popĂ©e, souvent oubliĂ©e ou traitĂ©e de manière inexacte, que l’homme souhaite ainsi rĂ©habiliter devant le plus grand nombre. Des histoires de marins passionnantes...

"Les corsaires et la guerre des courses", aujourd'hui à 20 h 30, Espace Guillaume-le-Conquérant de Bois-Guillaume. www.jjsalein.com